BlueOrange-World

« Le monde est bleu comme une orange » (Paul Eluard)

Hong-Kong : January 2014

January23

Mercredi 22 Janvier/ Jeudi 23 Janvier  2014 :

Cest de Toulouse que je m’envole vers l’Asie afin de retrouver Justine et voyager cinq semaines avec elle. Les chiffres sont parlants : depuis la Réunion le billet était à 1170 euros avec deux stops, alors que de Paris ou de Londres  j’avais trouvé aux mêmes dates des billets à 460 euros…Justine et moi devions à l’origine nous retrouver à Shanghaï mais Turkish Airlines ayant annulé mon billet Toulouse-Shanghaï du 22 janvier, j’ai saisi l’opportunité  d’arriver directement à Hong-Kong sans modification tarifaire afin de visiter l’ancienne colonie trois jours. C’est donc Turkish Airlines  , dont j’ai découvert qu’elle était primée comme meilleure compagnie européenne, qui offrait les meilleurs prix sur les deux destinations , et j’ai un premier vol de 3h30 vers Istanbul  où je dois  transiter six heures. J’ai demandé  à ce qu’il n’y ait si possible personne à coté de moi pour les deux vols et ça commence fort , j’ai carrément trois places !

Mon passeport français me permettant de sortir de l’aéroport Ataturk, je retrouve Gokçe qui est venue me retrouver .Gokçe est une jeune Turque que j’ai connue lors de mon deuxième  séjour à Bournemouth en 2010 ; nous étions dans la même  école d’anglais  et sommes restées en contact via facebook. Je fais la connaissance de son père qui travaille à l’aéroport en tant que responsable du secteur international, puis Gokçe m’emmène dans une marina où nous mangeons des kebabs typiquement turcs en buvant du lassi ; nous allons ensuite prendre un verre dans un bar, l’ambiance est totalement jeune et cosmopolite, et … irrespirable !  Tout le monde fume  dans les restaurants, dont beaucoup de cigares et de cigarettes noires , bien que ce soit en théorie interdit … Gokçe et moi  avons plaisir à nous revoir et bavardons de choses et d’autres, autant de nos vies personnelles ( elle  vient juste de rencontrer quelqu’un et est très amoureuse) que de la société et du mode de vie turcs : elle s’inquiète de l’islamisation  de la société  et du fait que toutes les avancées  incroyablement progressistes d’Atatürk au début du XXème siècle soient aujourd’hui battues en brèche …Puis nous retournons à l’aéroport , où son père nous invite dans son bureau .Il nous fait apporter du  thé  turc, fort et amer, et des gâteaux , tout en  me montrant sur ses écrans les logiciels permettant de voir  tout le trafic  aérien sur l’Europe, et  bien sur la Turquie avec tous les avions en approche . C’est intéressant. Atatürk est un grand aéroport, à près de minuit il y a encore une bonne vingtaine de gros porteurs  sur les pistes.

Tout en buvant mon thé, j’avais par curiosité cherché le tampon turc sur mon passeport, car j’étais sure que le policier l’avait tamponné à  mon  passage de la « frontière « mais ne l’avais pas trouvé. Cela m’avait intriguée mais non inquiétée. En fait, lorsque je dois refaire les formalités de police pour prendre mon second vol, cela pose problème, car apparemment  je ne serais pas rentrée en Turquie ! On m’envoie à deux autres guichets avant de m’escorter  à un bureau où on me retrouve quand même dans les fichiers J …Je suis dans les derniers à monter dans l’avion, quasiment plein, mais où je n’ai personne à côté de moi, le papa de Gokçe  se l’étant fait confirmer ! Nous repartons à 1 h30, le vol dure neuf heures et il fait assez vite jour puisque nous volons vers l’Est. Le service est excellent, avec beaucoup de petites attentions, et surtout un bon écartement entre les sièges. Je ne mange pas J mais je lis et  j’arrive un peu à me reposer.

Avec 7 heures de décalage horaire par rapport à la France, il est presque 17 h lorsque nous atterrissons à Hong-Kong ; j’ai un premier aperçu par le hublot de  chapelets d’îles,  de montagnes escarpées, et de forêts de gratte-ciels ….Là aussi l’aéroport semble immense, il faut prendre un train pour rejoindre les services d’immigration et les tapis à bagages. Un panneau indique que les passagers doivent enlever chapeaux et casquettes afin de pouvoir être scannés thermiquement, ce que je ne pense pas avoir vu ailleurs. Après avoir récupéré mon bagage, j’ai du temps puisque j’ai décidé d’attendre Justine dont l’avion arrive de Shanghai  environ  trois heures après le mien. Je me pose , allume mon notebook et commence à écrire .Il me tarde de retrouver ma grande fille que je n’ai pas vue depuis  le 2 Aout !

L’hébergement étant cher à Hong –Kong, j’ai réservé  4 nuits dans un  quartier pour routards, où parait-il  les  minuscules chambres sont correctes mais les bâtiments un vrai  ghetto, nous verrons bien !

Justine arrive et nous en avons pour à peu près une heure  à rejoindre notre hôtel en métro, il faut changer deux fois et nous galérons  un peu. Ici on peut indifféremment payer  son ticket  en entrée ou en sortie, et les ascenseurs ne démarrent pas s’ils sont trop pleins. Il est interdit de manger dans le métro et celui qui se hasarderait à jeter un mégot se verrait infliger une forte  amende.

Notre guest-house se situe avec des dizaines  de semblables dans un immense building  parmi d’autres lui ressemblant, dans le bloc E et au 8ième étage . Pour trente euros la nuit, nous avons droit après voir déambulé dans un enchevêtrement de couloirs et de recoins, à une chambrette de 6 m2 dont 1 m2 pour le wc avec pommeau de douche au dessus.C’est propre, l’eau est chaude, la wifi rapide et  il y a même une télé fixée au plafond, mais justement  les plafonds doivent être à 2, 20 m et il  vaut mieux ne pas être claustrophobe..J ‘avoue  que la transition avec les paysages de l’Ariège est surprenante et que je me sens un peu oppressée….Nous ressortons  manger dans un boui-boui et réintégrons  notre royaume ! Demain visite de Hong-Kong …

Vendredi 24 Janvier: Hong-Kong

J’ai eu froid cette nuit , nous avons mal dormi et le réveil à 9 h nous fait faire la grimace mais il nous faut aller au consulat du Vietnam afin que Justine obtienne son visa.Ce n’est pas loin, heureusement, et le visa express sera  traité dans la journée puisque le consulat ferme ensuite pour la nouvelle année. Il nous faudra donc revenir à 4 heures, ce qui bride un peu notre journée , et nous décidons en attendant  de rester sur l’île principale de Hong-Kong .Nous découvrons le système du flyover, ce système de passerelles dominant les rues et permettant de passer d’une tour à l’autre en évitant les avenues ou de monstrueux  carrefours .Partant du Central Market, nous prenons afin d’escalader la colline  le plus grand escalier mécanique extérieur du monde, qui s’étage en plusieurs tronçons sur plus de 800 mètres. Il transporte plus de 50 000 habitants par jour, inversant son sens  quelques heures le matin quand  les gens vont travailler , et c ’est amusant de découvrir  à notre niveau des vitrines qui sont en fait au 3ème ou 4ème étage .

Après la visite du man  Mo Temple, le plus vieux des temples chinois de la colonie, nous redescendons à pied, découvrant quelques quartiers de restaurants branchés , Cat Street où se trouve un joli petit marché aux puces  … Nous flânons aussi dans Jervois Street et Hillier Street , où nous devrions selon le Routard trouver de nombreuses échoppes vendant des serpents, mais un commerçant nous explique  qu’il n’y en a plus depuis 4 ou 5 ans .Dans l’après-midi nous entrons aussi dans une agence afin de nous renseigner sur les diverses manières  de quitter Hong-Kong .Il nous est hélas confirmé  qu’il sera quasiment impossible  de gagner le Vietnam en train car les festivités du nouvel An chinois  précipitent sur les routes  la plupart des Chinois. C’est une des rares, sinon la seule fois de l’année où le pays entier a 5 jours de vacances  en même temps, et la tradition veut que l’on revienne dans les campagnes à cette occasion .Les journaux occidentaux se sont d’ailleurs déjà fait l’écho de cette transhumance hors normes ( 3,2 billions de voyageurs) et nous nous doutions que voyager par train , avec 3 trajets et plus de 20 h pour rejoindre Hanoï, serait très difficile dans un pays où les billet sde train ne peuvent s’acheter que dans la ville de départ …Bref, n’en déplaise à mon portefeuille, nous nous estimons heureuses de pouvoir  acheter  deux billets d’avion pour Hanoï pour lundi après-midi….

Le passeport dûment tamponné en poche, nous retournons à l’hôtel nous reposer un peu et , pour moi  écrire tout en écoutant de la musique,  puis nous repartons à pied vers la fameuse  baie de Hong Kong  pour la « symphonie  des lumières ».A 20 h chaque soir et pendant 15 minutes,  40  buildings s’illuminent des deux côtés de la baie pour ce que le Guiness  appelle «  le plus beau spectacle de son et lumières urbain du monde «  . Il faut dire que la vision de la baie , avec ses innombrables buildings illuminés ( mais qui ne clignotent pas, les autorités aéroportuaires l’interdisent) est  déjà en soi un spectacle à couper le souffle .Le son et lumière apporte encore un plus, à grand coup de faisceaux laser et d’effets lumineux..Mais je découvre  un problème avec la rotule de mon trépied, ce qui m’interdit les poses longues  !

Nous retournons manger  dans le marché où se situe notre immeuble, un gigantesque ghetto peuplé d’Indiens et d’Africains , et ce soir d’ailleurs notre choix  est pakistanais .

J’ai oublié de raconter que j’ai dans des toilettes trouvé  un téléphone portable, le dernier Samsung Galaxy,  grand modèle  et avec le système de  double sim qui me fait envie …Il appartient visiblement à une Chinoise et  nous essayons de la retrouver pour le lui rendre  mais ce n’est pas facile, elle a illico bloqué ses applications de chat .Justine envoie des messages en chinois à ses derniers contacts , nous verrons bien !

Samedi 25 Janvier : Hong-kong

Nous avons bien paressé ce matin, courbatues après avoir beaucoup marché hier sans nous en rendre compte comme on le fait en ville ! Puis après avoir donné du linge à laver et fait un tour dans le magasin de photo adjacent pour débloquer ma rotule (enfin, celle du trépied !) , nous partons à pied vers le Star Ferry Terminal de Tsim Sha Tsui. Nous avons planifié pour aujourd’hui  la promenade incontournable du Victoria Peak . Enfin je découvre la baie de jour et discerne la ressemblance qui peut lier Sydney et Hong-Kong, toutes les deux citées hyper modernes  ouvertes sur la mer. Comme il est 13 h, nous avons faim et commençons par aller manger … allez, je dis où : au McDo ! On a déjà remarqué il y   2 ans que nous y allons plus souvent en Chine qu’en France ! Aujourd’hui je ne trouve pas que le goût des « double cheese « soit exactement le même, et il y a en plus des spécialités style soupe au poulet qui sont nettement  locales, mais c’est assez rigolo  de faire la queue  chez McDo avec des centaines de Chinois ( je simplifie) , servies par des chinois, avec tous les noms des menus écrits en chinois ! Rassasiées, nous rejoignons donc par le  ferry  centenaire l’île de Hong-Kong proprement dit , ce que nous avions fait hier en métro en passant sous la baie .De l’arrivée, un bus nous conduit au départ du tram  qui, depuis cent ans lui aussi, escalade la montagne …Hélas, nous découvrons  alors ce que peut être  la foule d’un jour férié dans la période du nouvel An Chinois et dans la métropole à  plus forte densité du monde…Nous allons faire la queue deux heures  pour obtenir le précieux sésame ! La montée  en funiculaire est ensuite rapide , 8 minutes, mais impressionnante, car certains passages sont vraiment raides .Nous dépassons  tous les gratte-ciels en étant si inclinés que cela donne la curieuse impression d’optique que ce sont eux qui le sont , avant de monter encore dans la forêt puis de déboucher au sommet .Une terrasse donne accès à la mythique vue à 360 ° sur  l’ancienne colonie, la Chine et jusqu’à Macao par temps clair .Ce n’est pas le cas aujourd’hui, il fait très doux ( environ 20 °) et une légère brume de pollution enveloppe la ville , mais le spectacle reste magnifique .Aucune ville ne compte plus  de gratte-ciels que l’île de Hong-Kong , «  le cœur du  monde capitaliste en Asie rassemblé sur quelques hectares de terre » selon le Routard ! La Cité  de Hong-Kong  compte ou a compté certaines des plus hautes tours du monde, et  en accord avec la culture chinoise le  feng shui a toujours eu  beaucoup d’importance dans la conception et l’édification des tours. Par exemple, la Tour Two International Finance , la plus haute de l’ile et figure emblématique ( c’est la fusée argentée) , compte en théorie 88 étages, parce que c’est un chiffre porte-bonheur , mais en réalité elle n’a ni étage 24  ni étage 14, parce que ces nombres sont en chinois homophones  des expressions «  mort facile «  et « mort définitive » !

Nous restons un long moment sur la terrasse, regardant le crépuscule tomber et les tours s’illuminer les unes après les autres, offrant un spectacle fabuleux. Certaines se contentent d’afficher des publicités de lumières  avec  de véritables écrans gigantesques, sur tout un côté du gratte-ciel par exemple, alors que d’autres offrent un spectacle  ininterrompu de créatives variations  graphiques. Nous restons en particulier subjuguées par une des plus hautes tours  qui offre sur ses flancs, de l’autre côté de la baie et  donc à des kilomètres de distance,  la vision d’idéogrammes chinois, puis d’une baleine remontant des profondeurs, puis d’un cheval au galop ( 2014 sera l’année du cheval) …

On pourrait disserter sur la débauche d’énergie, mais pour ce soir nous jouons le jeu et nous contentons d’admirer et de prendre des photos, avant de redescendre, avec un peu moins d’attente heureusement. Retraverser la baie de nuit est magique et Justine  se laisse aller à imaginer qu’il doit faire bon vivre quelques années ici …si l’on a beaucoup d’argent ! Revenues sur la jetée-promenade de Kowloon, nous avons la chance de voir le festival des lanternes, avec  pour cette nouvelle année  et sur le thème de l’amour  de grandes marionnettes de papier  illuminées. Voilà  une journée bien remplie ! Après un arrêt snack, nous  rejoignons  notre placard, heu pardon notre chambre, pour nous connecter et écrire .

Dimanche 26 Janvier: Lantau et Cheung Chau

Nous commençons la matinée en retrouvant  à la sortie de métro la plus proche la jeune fille qui avait perdu son Galaxy et que Justine  a pu contacter ; elle arrive avec deux amies, c’est une lycéenne  qui repart  en Chine demain et elle est  évidemment très contente !!! Elle s’incline plusieurs fois devant nous, alors que selon Justine, les Chinois, à l’inverse des Japonais,  ne s’inclinent jamais et elle nous a apporté une  mignonne ( heu…ridicule !!) peluche rose . Pendant que Justine remonte le cadeau dans notre chambre, je m’assieds, tout à fait discrètement et propre sur moi, à l’extrémité  des marches  donnant accès à un marché, mais le vigile vient me dire de rester debout. Nous sommes bien à Hong Kong, où  rien de doit dépasser, où tout est policé   et balisé !

Puis nous avons faim et décidons de retourner au McDo pour le petit-déjeuner …Nous n’en sommes pas spécialement fières mais  comme il ya deux ans en Chine  le petit-déjeuner est justement un problème .Il est très rare de trouver des petits-déjeuners occidentaux et je n’ai aucun goût pour les soupes ou plats asiatiques quand je me réveille !!!Ici , même si le café est cher comme partout en Chine , ( par exemple hier nous avons payé 65 HK dollars  pour deux menus complets et  …55 pour deux  cafés) nous trouvons toutes sortes de cafés  et même de bons  pains aux raisins !

Aujourd’hui nous avons prévu de partir dans les îles ; j’en ai assez  de la foule et du manque d’espace. Il y  a 260  îles en tout, dont la plupart sont des îlots inhabités  et les autres  peuplées de pêcheurs et d’agriculteurs, à mille lieux de la 7ème puissance financière qu’est Hong-Kong . Nous  nous rendons donc à Lantau, deux fois plus grande  mais bien moins peuplée que l’île de Hong-Kong ; c’est d’ailleurs  la  seule des autres ïles où les voitures sont autorisées ; elle est aussi accessible en métro ou par un pont de plus de deux kilomètres, mais c’est incomparablement plus agréable pour nous d’y aller en ferry et de profiter du paysage pendant une bonne demi-heure, le nez au vent. Le trajet  doit correspondre à une vingtaine de kilomètres à peine, mais on perd très vite la baie et les gratte-ciels de vue pour  se retrouver en pleine mer .Sur Lantau, nous prenons tout de suite un bus pour rejoindre  le temple bouddhique de Po Lin  et le grand Bouddha et allons quasiment traverser l’île de part en part  en trois quarts d’heures. De façon surprenante, nous voici tout de suite dans un autre monde .Plus d’immeubles, mais des forêts touffues, des pentes abruptes, des plages et des terrains en cours de défrichement , de petits villages , de rares lotissements éparpillés,  , un lac s’offrent à nos regards. On se croirait  dans les collines varoises, ou à Mayotte, ou en Croatie .Le bus gravit la colline avec peine et nous dépose à 750 m d’altitude près du Bouddha  en bronze qui est le plus haut  de l’Asie du Sud Est avec ses 34 m ; la vue de là haut sur l’ile vaut la grimpette ! En revanche le temple n’a pas grand intérêt .Mais il y a moins de monde que nous ne le craigniions et c’est une bonne surprise !Et puis il fait vraiment bon, Justine se met même en débardeur .  Le bus puis un autre ferry nous amènent ensuite à Cheung Chau, une  toute petite île dont l’existence est essentiellement axée sur la pêche . Il y a un joli petit port animé et coloré, et  dans le village principal de nombreuses échoppes et restaurants de poisson .Nous traversons l’île en 5 mn pour accéder à une plage où je ramasse un peu de sable, puis nous nous attablons à un petit resto. Justine se régale d’aubergines cuites avec du poisson, c’est gras comme  souvent en Chine mais savoureux, tandis que je reste fidèle à mes soupes .Il fait nuit lorsque nous quittons Cheung Chau, le ferry nous berce jusqu’ à Central d’où nous reprenons notre  petit ferry habituel pour Kowloon, c’est bien agréable de se promener sur l’eau pour la dernière fois, entourées des lumières  magiques de Hong-Kong…

posted under 2014, Travel Diaries

Leave a comment

Email will not be published

Website example

Your Comment: