BlueOrange-World

« Le monde est bleu comme une orange » (Paul Eluard)

Bournemouth: August -December 2010

January7

Bournemouth again!!Same friends, news friends…So many things shared….

Supporting themselves, laughing together as well as crying  sometime !!!!

News challenges, new spirit, new life ?

So many chapters not written yet !!!!

Malaga:October 2010

October21

A three-day break in Malaga with Yoko and Magdalena: frienship, sangria and tapas !!!!

Pérou-Bolivie: July- August 2010

August16

 

17 Juillet : Après quelques inquiétudes à Madrid puis à Bogota ( mon deuxième vol Bogota-Lima était surbooké et jusqu’au dernier moment, je n’ai pas su si j’allais partir) , nous arrivons vers 1 h du matin à Lima. Dodo (hôtel El baron) !

18 Juillet : Nous partons en taxi vers le centre ville. Le chauffeur de taxi de l’hôtel  a bloqué  ses portières et me demande de cacher sac et appareil photo …ambiance !! La ville est grise  et sans charme, et on a lu tellement de choses sur les enlèvements et la violence qu’on se sent un peu mal à l’aise… Mais coup de chance : c’est la semaine  de la fête nationale,  et nous avons droit à de superbes défilés  autour de la Plazza Major. Après un déjeuner sympa dans un petit restau typique ( Cordano), nous allons visiter le Musée d’Anthropologie, où nous aurons un guide parlant français !! Superbe musée, où nous apprenons  beaucoup de choses sur toutes les civilisations qui se sont succédées au Pérou, les Incas n’étant que les derniers et n’ayant dominé qu’un siècle durant. Nous admirons en particulier des tissages et des poteries  magnifiques de la civilisation moche. Puis nous allons voir l’Océan Pacifique, je ramasse un peu de sable  mais c’est bref : il fait froid et la «plage » est sinistre, près de rocades  et en contrebas de buildings .

19 juillet : Départ à 6 h vers la gare routière, où je prends mon premier petit-déj avec des pâtés à la viande, très bons d’ailleurs. Sept heures de trajet vers Nazca dans un bus très confortable,( compagnie  Cruz del Sur)  où il y a même la wifi (j’ignorais que cela existait, mais j’apprécie !).Je suis stupéfaite des paysages que nous traversons pendant les 5 premières heures, c’est véritablement  le désert, sous un ciel plombé et sinistre. Un peu avant Nazca, le soleil daigne se montrer, et nous traversons un énorme plateau désertique «  semblable – dixit le Routard- à celui du Tademait, dans le Sahara ».  Nous avons réservé chez Fernando( Hôtel Camiluz), un ancien pharmacien, qui nous emmène tout de suite au petit aérodrome . Nous voici illico dans un  Cessna de 6 places pour survoler les mystérieuses lignes de Nazca. Cela s’apparente à de la voltige  car le pilote se penche successivement à droite puis à gauche au dessus de chaque figure  pour que tout le monde puisse voir et photographier…Ma voisine est malade !! Quant au copilote, il surveille le ciel puisqu’évidemment tout le monde navigue à vue et nous ne sommes pas les seuls en l’air ! Bon, nous avons survécu !! Très intéressant, quoique cela manque cruellement d’explications sur les lignes elles-mêmes, mais les paysages de montagnes et désert sont somptueux…Après un délicieux céviche, je passe la soirée à trier mes photos !

20 Juillet : Après avoir réfléchi à notre itinéraire, nous profitons d’internet pour réserver nos billets de train pour le Machu Picchu ( où nous irons finalement après la Bolivie)  ainsi qu’un vol intérieur  La Paz-Cuzco . Les distances sont grandes, et les routes  seront bien plus difficiles  dans les montagnes.. Nous partons en excursion  dans un minibus  pour voir une fabrique de poteries, un atelier d’orpaillage, qui n’ont pas grand intérêt, et finalement  la nécropole de Chauchilla où, nous découvrons quantité de momies  de la culture incachincha . Pas mal, sans plus. L’après-midi, nous prenons nous-mêmes un taxi (la ville est tranquille) pour  découvrir à 8 kms les canaux et l’aqueduc de Cantalhocur. Ce sont des canaux souterrains en spirale  qui  amenaient l’eau des Andes dans la région et dont la majorité est encore en service. Effectivement, l’eau est un luxe dans ce désert, et si les hôtels ont de l’eau 24 h sur 24 grâce  à  des citernes, les habitants n’ont de l’eau au robinet qu’une demi-heure par jour. Pour finir, nous allons rencontrer une ancienne collaboratrice de Maria Reiche, cette mathématicienne qui a consacré 50 ans de sa vie à l’étude des lignes. Victoria Nikitzki  est un personnage hors du commun, qui voit les lignes comme un calendrier astronomique, lignes correspondant aussi, selon les plus récentes études,  à des  veines hydrauliques souterraines.
A 22h 30, départ prévu  en bus vers Arequipa. Nous nous rendons donc à la gare routière, il fait vraiment froid…

21 Juillet : En fait, nous sommes partis à plus de minuit pour un trajet de 1000 kilomètres,  mais le bus était vraiment confortable, avec  fauteuil très inclinable ; couverture et oreiller. Lorsque le jour est apparu, nous étions encore dans le désert. Je  ne savais absolument  qu’une bonne partie  du Pérou est désertique ; le paysage que nous traversons correspond plutôt dans l’imaginaire collectif à celui du Mexique  par exemple !  La route traverse des collines sans aucune végétation, sans habitations, alors que se profilent au loin des montagnes enneigées…Parfois  une petite ville poussiéreuse   indique  la présence d’un cours d’eau, même si, comme nous l’avait expliqué le guide à Lima, la plupart de ces petites rivières qui descendent des Andes n’ont pas la force d’atteindre la mer…
Arrivés dans la matinée à Arequipa, nous partons à la visite de ses monastères et églises. Le couvent Santa Catalina  est superbe, c’est le mieux conservé  de toute l’Amérique Latine, et nous avons une guide  qui nous donne toutes les explications dans un français parfait, appris à L’Alliance Française toute proche !! Certaines personnes sont décidément plus douées que d’autres  pour les langues !!
Pour le déjeuner, je décide de suivre les coutumes locales et de commander un cuy grillé, c’est un cochon d’inde ! Lorsque je le vois arriver dans mon assiette, avec ses quatre pattes en l’air et sa petite tête toute entière, je commence à  regretter ! Finalement je le mange à contrecœur, ce n’est même pas bon, un peu gras et élastique  …Puis nous visitons encore le couvent  Santa Teresa.
Nuit morose chez Thelma, un mauvais plan du Routard, 75 soles sans petits déjeuners  et surtout sans eau chaude , avec une literie épouvantable …Je déteste !!!!

22 Juillet : D’ailleurs en me levant, je ne  me sens pas en forme, l’image du cuy me poursuit et me dérange. Nous partons à la gare routière, et là, en attendant le bus pour Puno, je fais un malaise en cherchant les toilettes ! On m’allonge sur un brancard, on me donne de l’oxygène à l’infirmerie…Un peu flageolante, je rejoins au bout d’un quart d’heure Jean-Claude qui surveillait les bagages et n’a rien vu ! Nous partons néanmoins et traversons l’Altiplano, très très sec  et quasi désert pendant 7 heures, avec au milieu un col à 4500m. L’altitude moyenne est autour de 3800m, ce qui nous fatigue pas mal. A Puno, nous prenons tout de suite  les billets pour un tour de deux jours sur les îles du lac Titicaca, et notre billet de bus vers La Paz dans la foulée. Nuit  sans eau chaude à nouveau…

23 et 24 Juillet : Nous partons à la découverte du Lac Titicaca, le plus haut lac navigable du monde, avec ses 185 kilomètres de longueur pour 60 de large…Les paysages sont magnifiques  et nous avons droit à  un grand soleil ! Première visite sur une île flottante. Il y en a 45,  où vivent 2000 habitants, et qui sont constituées par des couches de roseaux flottants de 3 mètres d’épaisseur appelées totora. Les îles sont arrimées par des pieux et sont déplaçables. C’est vraiment curieux ! Les explications et l’accueil des touristes sont bien rodées,  et nous sommes vivement incités à acheter un souvenir artisanal, mais l’ensemble reste bon enfant …Après 3 heures de navigation sur le lac, nous atteignons ensuite l’île de où nous passerons la nuit par groupe de 2 à 4 dans des familles. Il y a un roulement et chaque famille reçoit des touristes une à deux fois par semaine. Virginie, une Belge ravie de pouvoir parler français se joint à nous, et nous allons donc dormir chez Philomenia. Le logement est sommaire mais il ya de grosses couvertures et de fait, nous n’aurons pas froid. A l’arrivée, Philomenia nous sert un repas végétarien de leur ordinaire, soupe de légumes au quinoa et assiettée de riz-pommes de terre. Dans l’après-midi, nous faisons une balade d’une heure vers le sommet de l’île, où se trouvent deux temples. Vues magnifiques sur le lac, mais tout le monde est fort essoufflé par cette grimpette à 3800  mètres d’altitude ! Après un souper à la lueur de la bougie, je me glisse sous mes couvertures tandis que plus courageux, Jean-Claude et Virginie  vont à la fête folklorique organisée pour les visiteurs. En fait, affublés de ponchos et robes locales, les touristes vont danser avec les familles d’accueil….pas de regrets !!
Nous quittons  tôt le matin et voguons en direction de Tequile, île  auto- gérée  elle aussi  par une communauté  indienne  qui essaie de vivre avec le tourisme tout en conservant ses traditions. Pour l’anecdote, cela signifie pour nous devoir payer pour faire des photos ! Nous faisons une belle promenade d’une heure pour rejoindre le village principal  où nous  flânons  avant de déguster une bonne truite du lac. Puis nous redescendons au port par un autre chemin comportant plus de 300 marches. Un bateau vient de décharger sa cargaison et de nombreux habitants, dont des personnes âgées, remontent avec difficulté  au village en portant  de lourds ballots sur le dos…Pour nous, retour tranquille sur le pont supérieur du bateau pour profiter  du soleil et des paysages. Nous restons finalement au même hôtel, la patronne voyant que j’étais mécontente de l’absence d’eau chaude nous change de chambre, va régler la température (tiens donc !)  et je peux enfin  profiter d’une douche brulante et me laver les cheveux….Ah les plaisirs simples !!! Nous allons manger du poulet à la broche avec Virginie  et son compagnon de voyage  John qui eux, repartent pour passer à nouveau la nuit dans un bus ! Je ne les envie pas…

Dimanche 25 Juillet : Lever matinal pour rejoindre la gare routière, nous quittons le Pérou et partons vers La Paz. Comme le seul choix que nous ayons trouvé  était un trajet de jour  dans un bus standard pour la somme ridicule de 50 soles à deux, j’ai quelques inquiétudes !! En fait le voyage ne sera pas désagréable : il y a d’abord 2h 30 de bus jusqu’au passage de la frontière, qui se fait facilement et rapidement, ensuite tout le monde remonte dans ce bus jusqu’à Copacabana. Arrêt d’une heure  pour déjeuner au bord du lac  ( une truite à nouveau) dans cette ville qui semble très agréable, avec une ambiance très « baba ». Puis on change de bus et là, bus confortable à deux étages…on a  la chance de pouvoir s’installer juste devant en haut, vue panoramique donc. Nous longeons les rives du lac pendant encore plusieurs dizaines de kilomètres, paysages somptueux avec en toile de fond la Cordillère des Andes enneigée…Nous passerons même sur un petit bac à Tiquina , et j’achète au marché un cornet de petits poissons frits  qui sont très bons ! Puis le lac s’éloigne et nous traversons plusieurs petites villes, avec comme au Pérou, leurs maisons en adobe ou en briques, jamais finies  dans la poussière …Arrivée à La Paz, vision incroyable de ces millions de maisons en terre ocre dans cette gigantesque cuvette…Hôtel Posada  Del Angel, dans le centre ville  et restaurant Le Pot Colonial  avec entrée, plat et dessert pour 60 bolivianos à deux, environ 8 euros…

Lundi 26 Juillet : Aujourd’hui la plupart des musées sont fermés, donc nous décidons d’aller  visiter le site archéologique de  Tiwanaku, à une heure de route. Mais  au bas de notre hôtel , une agence  affiche une descriptif tentant  de  la descente en VTT de la Death Road….je suis tentée car j’en ai vu des photos  superbes mais un peu inquiète…63 Kilomètres  de VTT depuis 4700 m  d’altitude jusqu’à 1700 m…Vais-je y arriver ?La gérante m’explique que ce n’est pas si dur, mais que néanmoins je pourrais toujours monter dans le camion suiveur, comme des personnes le font régulièrement. Bon, allez, on  achète la sortie pour le lendemain…Nous partons en bus local pour Tiwanaku qui est le plus grand site inca de Bolivie. La civilisation Tiwanaku a étendu son influence  et sa religion sur la majeure partie des Andes entre 300 et 1200 de notre ère..Les vestiges s’étendent sur plusieurs hectares mais il n’y a rien, à mon sens, de vraiment impressionnant, à part quelques grands monolithes  anthropomorphes qui ressemblent à des  divinités polynésiennes. Il est clair que les fouilles archéologiques sont  un luxe dans un pays comme  la Bolivie…Pas de guide parlant  français sur le site   mais nous  demandons si nous pouvons suivre la visite d’un couple français qui fait un circuit avec guide francophone   privé, ils acquiescent volontiers, c’est sympa et nous finissons par manger ensemble et parler de nos circuits respectifs. Le retour en bus local est épique, tout le monde est entassé et il en monte encore. Je laisse ma place plus confortable à une vieille Péruvienne, je pense qu’elle apprécie mais comme je l’ai déjà remarqué à  d’autres occasions, ne manifeste ni sourire  ni regard amical… Indifférence ou pudeur ?

Mardi 27 Juillet : la journée commence mal !! Alors que je paresse dans mon lit, Jean-Claude m’appelle, affolé. Nous devions retrouver le groupe  pour la descente en VTT à 7 h et il est déjà 7 h 30, il a oublié de reporter sur son alarme l’heure  de décalage entre le Pérou et la Bolivie ! Il descend en vitesse, ouf, c’est bon : le groupe est en train de prendre le petit-déjeuner inclus, mais même pas le temps de se laver les dents, nous sautons dans le bus !!En chemin nous récupérons trois jeunes français sympathiques, nous serons  donc 7 en tout, les autres étant  tous beaucoup plus jeunes, dont une seule  autre fille  .Nous montons jusqu’au point de départ, La Cumbre, à 4700 m il fait très froid mais c’est très ensoleillé, et on nous distribue notre équipement et nos vélos. Les guides ont l’œil, ils affectent à chacun  un vélo, un blouson  chaud et un surpantalon ( plus un brassard)  de la bonne taille. On nous explique à nouveau le circuit, qui, heureusement n’est fait que de descente,  puis nous démarrons !!! La première partie se fait sur une route large et bitumée, fréquentée  aussi par voitures  et  bus qui nous klaxonnent avec énergie !! Deux guides  sont à vélo avec nous et le camion ferme la marche. Les  paysages de montagnes sont somptueux. Nous remontons dans le camion pour une portion de route plus fréquentée qui serait dangereuse à vélo, et ensuite  nous attaquons la «  Death Road » proprement dite, une route de terre avec des aplombs vertigineux .A ce moment-là il pleut et nous sommes dans le brouillard mais cela n’enlève rien à notre  plaisir…Je me régale !!!Les vélos sont de très bonne qualité et absorbent bien les secousses…Nous avons du changer de versant car très vite, la végétation change…Il y a des fougères arborescentes et des plantes tropicales…La  route est parsemée de croix et d’oratoires rappelant les nombreuses morts, c’est impressionnant !!! A midi nous avons une collation et vers 2 h, c’est déjà fini, quel dommage, j’aurais bien continué !!!Nous rejoignons alors dans le bus  Coroico où nous  nous reposons dans un hôtel ; après les douches et le bain dans la piscine (froide…) pour ceux qui le veulent, nous avons droit à un bon repas, pendant que plus bas, les vélos sont nettoyés et reconditionnés pour le lendemain. Nous sommes là à 1700 mètres, au milieu des hibiscus et des bougainvilliers…Mais il nous faut rejoindre La Paz : nous  rechargeons les vélos et  ….aucun d’entre nous n’avait réalisé qu’en fait, nous devions rentrer par la même route !!! A ce moment-là, il fait déjà nuit et le retour par la Death Road va s’avérer bien plus impressionnant que  l’aller…Nous sommes à La Paz vers 20 heures et nous récupérons notre tee-shirt et le CD  des photos et films de cette superbe  journée…Un des meilleurs souvenirs de ce voyage, à n’en pas douter ! Repas au  restaurant Angelo Colonial, à deux pas du Pot Colonial, et qui a  comme celui-ci le même décor d’antiquités  exubérant, mais pour le triple du prix !!

Mercredi 28 Juillet : Aujourd’hui est consacré à la visite de La Paz. Nous commençons par  voir l’église baroque de San  Francisco et sa magnifique façade. L’intérieur est  superbe aussi, très chargé, dans un style baroque flamboyant que j’aime, impossible hélas de prendre des photos ! Puis nous visitons  dans d’anciennes maisons coloniales  3 petits musées qui forment un tout, Musée de l’or , musée  de costumes folkloriques et musée Murillo. Après le repas dans un petit  restaurant familial  ( 15 bolivianos /personne, soit 1,80 €) , nous  partons vers le Musée des instruments de musique, œuvre d’un musicien de   charengo passionné , où nous passons un bon moment au milieu d’instruments du monde entier, classiques ou complètement farfelus comme certaines créations  Après la montée au point de vue  Kilil-Killi  sur la ville ( rien d’exceptionnel),. nous finissons  avec la touristique rue Sagarnada  et ses multiples échoppes, avant de revenir manger au Pot Colonial, décidément très bon pour le prix dérisoire.

Jeudi 29 Juillet : Nous laissons les bagages à notre hôtel, nous les récupèrerons vers 18 heures puisque  nous allons rejoindre Uyuni par un bus de nuit. Encore un peu de shopping (2 jetés de canapé , une housse de guitare pour Charlotte…) puis nous allons nous balader dans le marché de  Buenos Aires, qui couvre plusieurs blocs de rues. Il est extraordinairement vivant et coloré… Foisonnement de scènes de rues, d’odeurs, de bruits…Et évidemment il vaut mieux faire attention à ses affaires !!! En prévision du froid à Uyuni et dans le Salar, nous achetons 2 duvets…Ceux qui ont des spécifications techniques (-10°-0°….) valent entre 250  et 400 bolivianos. Ne sachant pas si nous les ramènerons en France ou pas,  nous achetons des «   sacos de dormir «  qui nous paraissent  bien chauds pour 100 bolivianos. Après un bon repas au restaurant El Lobo, où je me régale de spécialités israéliennes,  nous  allons dans un cyber café, j’envoie des messages et Jean-Claude imprime  quelques billets électroniques, en particulier notre vol entre La Paz et Cusco du 11 Aout., et nos billets de train vers le Machu Picchu dans la foulée. Nous achetons également notre tour de 3 jours -2 nuits dans le Salar et le Sud-Lipez.. A 18 h 30, nous sommes à la grande gare routière de La Paz, aïe, notre bus, bien que «  toristico » et avec des sièges en partie inclinables,  ne semble pas d’un grand confort…Il a aussi une allure bizarre, avec des roues très hautes …Enfin, il a au moins des toilettes . On nous racontera plus tard que les bus locaux n’en ont pas, donc de nuit les Boliviens urinent dans des bouteilles qu’ils rangent dans les porte-bagages, ce qui vaudra à  une touriste d’en recevoir  le contenu sur l’épaule…

Vendredi 30 Juillet : Effectivement la nuit a été difficile, j’ai du  m’assoupir à l’aube .Nous avons vite compris pourquoi ce bus avait une allure de 4×4 !!!La moitié des  kilomètres entre La Paz et Uyuni est une mauvaise piste en terre, et le chauffeur  conduit à toute vitesse pour minimiser l’effet de tôle  ondulée !! Contrairement à nos craintes,  nous n’avons pas eu froid pendant le trajet.. En revanche, un froid glacial nous tombe dessus à Uyuni où nous débarquons à 6h 30 .Les guides parlent de – 10 °, et jusqu’à -20° ou -25° de nuit dans le Salar en Juillet-Aout !! Nous rejoignons notre agence qui vient d’ouvrir, ils savent que les gens  arrivent tous en bus à cette heure-là, merveille, il y a même un petit chauffage au gaz ! Plus tard, nous allons prendre un petit déjeuner, et vers 10 heures, après avoir fait la connaissance de notre chauffeur ( Felipe, un vieux monsieur édenté …et monolingue espagnol !) et de nos compagnons de voyage ( Lucy et Amanda, deux jeunes anglaises qui  en sont à leur 6ème mois de voyage sur 8, et Keiss et Iorin , deux jeunes hollandais ), nous prenons la route dans notre Land-Cruiser 4×4 . Direction le Salar, et le Sud-Lipez qui sont  des sites les plus extraordinaires d’Amérique du Sud. Très vite, nous voici dans le Salar, cet immense désert de sel  de 12 500 km2, vestige d’une mer intérieure de l’époque du quaternaire,   dont nous découvrons l’intolérable  blancheur immaculée  et l’horizon à perte de vue, d’une planéité parfaite. Nous faisons plusieurs arrêts, en particulier  à l’île Hinca Huasi,, où il y a quantité de cactus. Le vent est glacial, d’une grande violence, les bonnets sont obligatoires…Felipe   prépare le repas que nous prenons dehors sur une table un peu à l’abri, puis nous faisons les inévitables photos en perspective, comme tous les touristes…Pas si faciles à faire d’ailleurs, il faudrait y avoir réfléchi avant !   Impression bizarre de rouler dans ce désert, où sont les routes ? Les chauffeurs néanmoins se repèrent parfaitement …Nous allons dormir dans un hôtel de sel : effectivement  bâti en « parpaings » de sel, avec des tables, tabourets, lits…en sel !!Bien sur, pas d’eau, pas de chauffage ! Après que nous ayons joué aux cartes, tout le monde dort habillé, dans son duvet et avec 2 couvertures.

Samedi 31 Juillet. Nous repartons à 7h car la route sera plus longue aujourd’hui. Nous n’avons pas eu froid, il faut dire que j’ai  5 couches sur moi, et pour dormir  2 collants de laine l’un sur l’autre et 2 paires de chaussettes de ski !!
Nous quittons très vite le Salar pour entrer dans un désert minéral, le Sud-Lipez,  entouré par une chaîne de volcans, c’est grandiose. Parfois une lagune s’offre à nos yeux, et nous découvrons  les  3 espèces de flamants roses qui  y vivent… magnifiques photos, surprenantes : nous croyions tous qu’il s’agissait d’espèces tropicales !!! Nous croisons aussi un renard peu farouche, qui s’approche pour manger nos crackers. Nous ferons d’autres arrêts, en particulier pour voir des concrétions calcaires, l’érosion du vent est si forte qu’elle a créé  quelques curiosités comme cet «  arbre » de pierre…Mais nous sommes bien contents  d’être  au chaud dans la voiture car  justement, ce vent est glacial  et  d’une violence  quasi insoutenable….Vers 17 h 30, nous arrivons à notre logement, quelques  baraquements grisâtres au milieu de nulle part…Nous savions que nos conditions d’hébergement seraient sommaires, mais  nous ne pouvions imaginer le froid !! Evidemment, nous sommes à 4900 mètres d’altitude !! Chacun prend sa place dans le dortoir et prépare son duvet, puis nous mangeons une bonne soupe et un plat quelconque dans la salle commune, où brûle un feu étique. Pour essayer de nous réchauffer, nous buvons  quand même 2 bouteilles de vin argentin !!Nous jouons un peu aux cartes à nouveau mais la soirée est très brève : l’électricité ne fonctionne que jusqu’à 21 heures, et puis demain nous devrons quitter  notre somptueux hébergement à 5 h du matin !!! Il y aura en effet encore plus de route, nous devons être avant 10h à la frontière chilienne, Amanda et Lucy nous quittant en effet là-bas pour visiter le Chili puis l’Argentine.

Dimanche 1er Aout : La nuit  la  plus haute et une des plus désagréables de mon existence !!!!Je ne peux dire que j’ai eu froid, même si mes pieds  ne se sont jamais véritablement réchauffés, mais  j’ai mal respiré toute la nuit et surtout je n’ai pas dormi ! J’entends les deux anglaises qui grelottent, elles sont loin d’être aussi couvertes que moi et semblent vraiment mal  en point  mais refusent pourtant le pull supplémentaire et les chaussettes de ski que je leur propose. Je ne ferme pas l’œil de la nuit, cela correspondra avec la nuit à Arequipa et une autre dans un bus aux moments du voyage  où je me demanderai  si je ne suis pas trop vieille pour voyager de cette façon inconfortable !!! Habituellement ces idées noires disparaissent avec le matin, mais  là le lever à 4h 30 est particulièrement morose, nous ne connaitrons  pas avec exactitude les températures intérieure et extérieure    mais  il y a du givre à l’intérieur de la salle commune. Bien sur il fait nuit noire, et nous devrons finalement rester dehors un moment, attendant Felipe puis lui donnant un petit coup de main pour recharger  les bagages. Tout le monde  souffre durement  du froid, nos orteils en particulier sont vraiment douloureux et la voiture mettra plus d’une heure à se réchauffer. Les Hollandais nous confient pourtant  qu’ils ont connu bien pire lors d’un trek d’une semaine en Mongolie…je n’y irai pas ! Le programme de ce troisième jour est un peu bizarre, la connexion avec la frontière chilienne nous rajoute plus de 3 heures de route, obligeant à ce départ si matinal. Du coup, lorsque Felipe nous arrête en pleine nuit près de geysers, l’un artificiel et les autres naturels, qui sont impressionnants, nous sommes encore si fatigués et frigorifiés que  quelques-uns, dont moi je l’avoue, n’avons  pas l’énergie de sortir de la voiture…On ne pourrait même pas prendre de photos !! Le deuxième arrêt, à l’aube, est  très spécial  car  nous allons petit- déjeuner dans un abri sommaire mais à proximité d’une source d’eaux thermales vraiment très chaudes ! Un petit bassin a été aménagé et une bonne partie des jeunes  qui font le même périple que nous décide de s’y jeter. Aucun de notre groupe néanmoins ! J’entends à ce moment-là que la température est de – 15, je ne sais si c’est vrai  mais il est clair que le problème n’est pas de rentrer dans le bassin mais  d’en sortir  pour ensuite  s’essuyer et se changer dehors !! Même Jean-Claude pourtant habituellement partant pour toute activité, s’abstient et je le comprends, c’est un truc de jeunes fous, Clément et Antoine auraient relevé le défi avec délectation, j’en suis sure !! Nous nous contentons, Iorin, Jean-Claude et moi de nous déchausser  pour tremper nos pieds. Mes doigts sont gourds, douloureux, je n’arrive même pas  à enlever mes chaussures de montagne, j’en pleurerais presque…mais ensuite quel bonheur, l’eau est brulante et je reprends vie…Après le petit-déjeuner, nous reprenons la route, nous nous arrêtons ensuite à la laguna verde, dont la couleur est un peu décevante en ce petit-matin. Puisque ce sont   les jeux conjugués du soleil et du plancton sous-marin qui  lui donnent sa couleur, il est sans doute trop tôt. Néanmoins le décor minéral est comme toujours fastueux. On pense à la Patagonie…décidément  nous avions beaucoup d’idées reçues sur le Pérou et la Bolivie   Nous laissons les deux filles  à la frontière, deux  baraquements  dans le désert, où deux minibus  bondés attendent à 10 h   la  trentaine de personnes  qui passent au Chili. En fait elles n’auront rien perdu du périple car l’essentiel de la journée sera consacré à remonter  jusqu’à Uyuni, nous aurons quand même fait 900 kilomètres environ pendant les trois jours. Je suis  fatiguée, enrhumée, un peu bronchiteuse et somnole tout en rêvant à la douche chaude  que je prendrai à l’arrivée…Les hollandais, eux, ont déjà réservé leur bus de nuit pour rejoindre Potosi, quel courage !.Nous, nous  irons demain !
En arrivant en Uyuni, nous découvrons  qu’il y a une coupure générale d’électricité, ce qui arrive fréquemment !!!! Quelle ville épouvantable !! Quelle vie rude ont les pauvres habitants !! et une fois de plus, quels privilégiés nous sommes…Finalement, j’aurai quand même ma douche chaude, car l’hôtel où nous sommes, recommandé pour cela par les français de Tiwanaku, a un système de douche au gaz…quel bonheur !!! Il n’est néanmoins pas envisageable de se laver les cheveux car  il fait toujours un froid de canard.. Nous mangeons ensuite, à la bougie, et toujours avec toutes nos couches de vêtements, dans une pizzeria où nous entendons parler des français. Pendant les 3 jours de notre périple, les mineurs de Potosi , dont les guides disent qu’ils travaillent dans des conditions dignes de Germinal, se sont mis en grève et des barrages routiers empêchent d’accéder à Sucre et à Potosi, beaucoup de personnes sont bloquées…les grèves sont aussi courantes en Bolivie qu’en France, nous dit-on !  Dans l’incertitude quant au lendemain (et dans le noir !) , nous allons nous coucher, toujours tout habillés et dans nos duvets !!

Lundi 2 Aout ;Pas question de rester bloqués à Uyuni, Jean-Claude va aux nouvelles à la gare routière, il revient en courant ( péniblement, à cette altitude) me dire qu’un bus grand confort  va rejoindre La Paz  en évitant les routes habituelles qui sont donc bloquées, le bus part dans 15 minutes !!! Je saute du lit, l’avantage étant que je n’ai pas besoin de me rhabiller et qu‘on n’a qu’à fourrer nos brosses à dents dans un sac pour être prêts !!Le bus est cher et nous perdons nos tickets pour Potosi mais l’important est de partir, d’autant que je tousse et suis vraiment fatiguée…En  chemin, nous croisons nos compagnons de voyage hollandais qui eux aussi, essaient de quitter la ville avec une autre option.
Et nous voilà, avec notre bus de grand tourisme…. dans le Salar !!! Incroyable !! Il  est vrai que  le bloquer serait impossible…A la différence de Felipe, notre chauffeur ne semble pas trop où il va, nous faisons plusieurs virages à 180 degrés. Mais la conduite en elle –même est facile sur cette surface  comme polie. Hélas, les choses se compliquent ensuite  et toute la journée, nous allons subir tous les cahots de chemins de terre  pour lequel le bus n’est pas du tout adapté (l’arrière racle régulièrement lorsque  nous passons des gués  ou négocions des virages), et surtout nous allons avaler  de la poussière encore et encore !!!! Entre temps, nous avons décidé de descendre  à Oruro pour  joindre ensuite Cochabamba, et aviser ! Après 12 heures de bus, nous voici donc à la gare routière d’Oruro où nous achetons des billets : juste le temps d’avaler une bricole et on en reprend pour 6 heures,  dans un bus moins confortable…Là, c’est long !!!!Débarquant  à Cochabamba à 1 heure du matin, je n’ai que l’énergie de mettre les appareils ( ipod, batteries…) en charge  avant de m’effondrer  sur le lit….

Mardi 3 Aout : Quel plaisir de retrouver une température clémente !!  Cochabamba n’est plus qu’à 2500 m d’altitude et cette troisième ville du pays est  de surcroit très animée et plaisante…Nous donnons du linge à laver, flânons un peu puis prenons un « colectivo » pour rejoindre , à une heure de route, la petite ville de Punata, dans le Valle Alto dont c’est le jour de marché hebdomadaire.C ‘est effectivement un grand marché indien, s’étendant dans la plupart des rues,  qui laisse peu de place au superflu ( pas du tout touristique, en fait !) mais dont l’ambiance est très agréable. La quasi-totalité des villageois porte les habits traditionnels ( jupe courte et froncée, avec parfois bas de laine en dessous, corsage…)et leur baluchon sur le dos . Pas un touriste mais, même avec mon réflex, je me sens en sécurité..Nous trouvons vraiment la Bolivie agréable. Dans le bus du retour, une jeune femme avec 2 bébés essaie de communiquer avec moi, je suis frustrée  d’être limitée à quelques mots et sourires…
Au retour, je décide  de chercher un salon de coiffure pour faire ma couleur : c’est simple, il n’y a qu’à chercher le bloc des salons de coiffure !!En effet, dans toutes les villes du Pérou ou de Bolivie que nous avons traversées, les corps de métiers sont regroupés par secteurs, on passe des rues des dentistes  aux rues des cercueils , et des rues  de bouchers  à celles des avocats  !!!Sans être  très pointilleuse sur la couleur, j’espère un meilleur résultat que celui obtenu l’an dernier dans un petit salon local, à Chiang Mai, dont j’étais ressortie rouge !!! La coiffeuse  qui s’occupe de moi, Maria-Antonietta est très volubile et elle aussi veut absolument communiquer !!!Comme je ne comprends rien, elle me hurle dans l’oreille !!!! Cela me conforte dans l’idée  que je dois absolument apprendre quelques rudiments d’espagnol. La couleur est correcte ! Nous allons manger dans un petit restaurant sans prétention, je prends une truite. Encore !

Mercredi 4 Aout : Nous laissons les bagages à l’hôtel selon le schéma classique maintenant, puisque nous allons rejoindre Sucre  en bus de nuit. Potosi est toujours bloqué donc nous ne verrons pas les mines, mais au moins  nous pourrons visiter Sucre, capitale administrative du pays et surtout  «  le bijou de l’art baroque d’Amérique du Sud ». Nous savons qu’il y a encore 12 heures de bus à faire cette nuit, donc, après nous être renseignés sur les tarifs, qui sont très raisonnables,   nous décidons de programmer la fin du voyage  avec  2 vols intérieurs pour chacun.  Nous devrions autrement faire Sucre-La Paz ( 18 h) puis La Paz-Cusco !!!Cela nous prend pas mal de temps, ensuite nous nous baladons un peu, allons utiliser internet…Nous revoilà à la gare de bus à 20 h : pas de bus luxueux sur ce trajet, nous avons essayé de prendre le meilleur ou le moins inconfortable ! En fait c’est un bus sans toilettes et qui a déjà énormément vécu, mais l’espace entre les sièges est  très large et  les dossiers sont presque totalement inclinables, ce qui me permet  de prendre ma position favorite, sur le côté, et donc de bien dormir, pour une fois !!

Jeudi 5 Aout : La nuit a été froide néanmoins dans ce bus  et nous avons bien apprécié nos duvets. A Sucre, nous sommes à nouveau à 3800 m, mais on sent tout de suite qu’il fait bon en journée. Nous rejoignons notre petit hôtel, ce n’est pas le grand luxe, loin de là, mais pour ces 4 jours je voulais la wifi !! Donc wifi et douche brulante  pour 140 bolivianos, petits déjeuners compris, ça ira !! (on oubliera la mauvaise évacuation des wc !!!)  C’est sans doute une ancienne maison coloniale qui s’articule, comme la plupart des maisons de Sucre, autour d’un ou de deux patios intérieurs. A peine installée, je juge plus prudent d’aller voir un médecin car ma bronchite  a empiré et je souffre de sinusite. Nous allons donc  rencontrer le  médecin  francophone référencé dans le Petit Futé, Gaston Delgadillo Lora. C’est un vieux monsieur charmant qui n’était pas au courant de sa présence dans le guide   et la découvre avec enthousiasme ! Effectivement, il parle un français presque parfait… tout en s’excusant de le parler beaucoup moins bien  que l’anglais et l’allemand…Comme je m’extasie, il laisse échapper qu’il parle aussi couramment  portugais et italien, ayant travaillé dans tous ces pays …Je reste coite devant tant d’injustice, moi qui ai pris un petit coup de déprime  en écoutant parler entre elles les 2 anglaises dans le Salar…A vitesse normale, je dois comprendre 15% !!!!!!! Changeons de sujet  !!!!!Le médecin est visiblement très cultivé et curieux de tout, il nous dit  qu’il descend d’ancêtres espagnols  venus il y a 4 siècles …mais pas seulement, ajoute t’il en riant car «  Les Espagnols n’avaient pas amené de femmes ! «. Il  explique que maintenant les Indiens ont pris le pouvoir et qu’ils ne savent pas trop qu’en faire, mais que cela viendra, il faut juste être un peu patient…Comme  je rajoute que certainement, il y avait auparavant trop d’inégalités et d’injustice, il acquiesce sans réserve et évoque le temps  où ses grands-parents avaient des fermes et où » c’était le Moyen-âge » ( pour les Indiens évidemment). J’apprends ensuite que son grand-père a fait ses études à La Sorbonne !! Tout en discutant,  j ‘ai droit à une consultation à l’ancienne, longue et approfondie.Mon diagnostic était bon,  j’ai le choix entre des piqures de pénicilline ( « qui font mal » me dit-il) ou des antibiotiques en gélules : je choisis  les deuxièmes !! Il nous envoie donc dans la pharmacie de la ville où il est sur que les médicaments ne seront pas des contrefaçons. Nous  paierons  au total 362 bolivianos pour 16 gélules d’antibiotiques et 2 flacons de sirop. Quant à la consultation, elle nous a été facturée 40 dollars, ce qui renvoie une fois de plus  à l’inégalité  devant les soins…Plus tard, pendant que je me repose en triant mes photos et écrivant, Jean-Claude va voir  s’il peut trouver quelque chose à faire pour le lendemain. Le 6 Aout est en effet le jour de la  fête nationale bolivienne, il y avait beaucoup de défilés  sur la place centrale aujourd’hui , et  pas seulement militaires : on avait  l’impression que toute la ville  défilait, dont toutes les écoles, avec les enfants en uniforme…impression malheureusement démentie par la présence dans le parc des petits cireurs de chaussures essayant de gagner quelques bolivianos…  Pour demain vendredi on nous a dit que, tout serait fermé. Je ne me sens pas trop vaillante mais  nous décidons de nous inscrire ( Joy Ride)  pour une autre journée vélo le lendemain, afin de sortir un peu de Sucre. Nous finissons la journée avec une paella et des tapas qui ne me laisseront pas un grand souvenir…

Vendredi 6 Aout.  La journée est sympa ! Disons juste qu’en termes de matériel, d’organisation ou de repas il ne faut pas la comparer à celle organisée sur la Death Road, qui était plus chère, c’est vrai. On nous emmène en camion bâché à environ 30 mn dans  la campagne  puis nous commençons notre circuit VTT par une descente sur un chemin de terre..Le problème, mais c’était indiqué, est la poussière !!! Lorsqu’un camion nous croise ou nous dépasse, nous devons nous arrêter tant le nuage est important, la poussière crisse entre mes dents  et il y en a une telle épaisseur au sol qu’il faut faire attention à ne pas déraper !! Ensuite il faut remonter ! Les paysages sont toujours aussi beaux, il fait chaud ( oui, oui, je suis en tee-shirt !) et certaines portions de la route, avec leurs à-pics n’ont rien à envier à notre précédente balade. Nous laissons ensuite les VTT pour suivre à pied une rivière et, après une heure de marche,   nous engager  dans un canyon. L’endroit est agréable mais l’eau est froide, personne n’est tenté ! Nous prenons notre pique-nique là, et le guide gonfle ensuite un petit bateau pour 3 personnes, chacun s’amuse à son tour à aller pagayer dans le canyon.
En rentrant, nous allons prendre des renseignements dans une école d’espagnol langue étrangère dont j’avais relevé les références depuis la Réunion, et où j’aimerais peut-être venir, un jour, si j’ai assez de temps dans cette vie !!!
Le soir, nous allons manger à La Taverne, le restaurant de l’Alliance française ‘est agréable d’entendre du Piaf et du Renaud, et surtout je fais là mon meilleur repas du séjour avec deux chateaubriands  nappés de sauce au roquefort, un délice pour 45 bolivianos, 5 euros…Même pour la Bolivie, cela ne me semble pas correspondre au prix. Malheureusement Jean-Claude    est un peu mal fichu et regrette de ne pouvoir profiter du repas  …une bonne raison pour revenir manger ici avant notre départ, l’autre étant la wifi  qui me permet tout en mangeant de charger des photos sur Facebook (qui est bloqué à l’hôtel !).

Samedi  7 Aout : Aujourd’hui nous voulons nous consacrer aux visites des couvents, musées et églises de Sucre, ville bâtie  en  1538 afin de devenir la résidence et le centre de la bourgeoisie espagnole .Depuis deux jours déjà, nous avons eu l’occasion d’en admirer l’architecture «  restée figée comme une carte postale du 19ème siècle »…Nous découvrons malheureusement que la plupart des églises ne sont ouvertes qu’aux horaires des messes, soit entre 7 h et 9 h du matin .Nous pourrons  néanmoins en visiter deux, dont la splendide église de La Merced, un bijou d’art baroque. Dorures à foison , peintures vives  , statues  douloureuses ou extatiques exposées  dans leur  châsse de verre  : je ne me lasse pas de tant de naïveté exubérante…Nous irons même nous promener  tout en haut des églises, sur les toits en coupole, avec une jolie vue sur les toits , les églises blanches et les deux collines jumelles au loin…Après le déjeuner  (comme souvent  dans un petit restaurant local, où pour 15 bolivianos, on a une soupe, un plat du jour et parfois un dessert. Les Boliviens, comme les Anglais, raffolent  des espèces de gelées sucrées….), nous allons visiter le Musée textile ethnographique .Y sont  expliquées les techniques de fabrication des tissus les plus beaux et réputés de Bolivie, ceux de J’alqa et de Tarabuco , mais surtout toute leur symbolique , qui se réfère aux mythes fondateurs de l’identité culturelle du groupe. C’est passionnant ! Je pense à la nouvelle «  Tisser la trame »…Pour le soir, nous avons réservé des billets ( 20 bolivianos)  pour un spectacle de chants et danses folkloriques  au Théâtre Gran  Mariscal, c’est vraiment plaisant !! Les danses, d’une forte influence espagnole, sont variées,  les costumes de la vingtaine de danseurs sont  de toute beauté  et les 7 musiciens jouent de multiples instruments ( guitares, violon, flute de pan, charengo, batterie, accordéon…) avec une énergie et un bonheur communicatifs.

Dimanche 8 Aout : Nous partons pour 1H 15 de trajet en bus ( pour touristes !) vers Tarabuco, où se tient un grand marché hebdomadaire. Nous avons donc du nous lever assez tôt, ce qui nous a permis  d’entrer dans la cathédrale, très claire et assez sobre, et d’admirer la vierge de Guadalupe. Au fil des siècles, les fidèles l’ont recouverte d’un trésor de diamants, rubis et émeraudes estimé à 40 millions de dollars !! Bien sur, elle est derrière un verre blindé, et l’ensemble est bien plus terne que ce à quoi je m’attendais. A Tarabuco, nous  retrouvons l’ambiance du marché de Punata , avec tous les paysans venus  des alentours et tous les Indiens en costume traditionnel ,  mais il y a également beaucoup de produits pour touristes : sacs, pulls, tapisseries…, dans une ambiance bon enfant  et ma foi, c’est bien agréable ! Nous faisons chacun des achats, il fait très bon  et je prends  pas mal de photos. Nous allons manger  dans un restaurant local, en bord de place, et paressons au soleil sans avoir véritablement fini nos assiettes (Jean-Claude n’a pas fini son  riz et moi qui mange peu, j’ai laissé du poulet et le riz) lorsqu’ une vieille femme s’approche de nous et par gestes, nous demande si elle peut en  récupérer le contenu…Elle remplit alors un sachet en plastique et une gamelle et s’en va, nous ayant fait  une fois de plus prendre conscience  de nos privilèges…
L’après-midi, je  trie les photos et j’écris sur mon notebook pendant que Jean-Claude prend un taxi pour aller voir des traces fossilisées de dinosaures  .Ce sera un coup pour rien, c’était fermé. Nous retournerons ensuite à La Taverne, et ferons honneur au repas avec une bouteille de Cabernet-Sauvignon, tout en profitant de la  wifi !! A côté de nous, nous entendrons la conversation de Français qui rentrent de Potosi où ils sont restés bloqués  certains 8 jours, d’autres 4 ! Nous avons eu de la chance !!

Lundi 9 Aout : A 9h30, nous sommes au tout  petit aéroport de Sucre. Même pour ce vol intérieur, le contrôle et  la fouille sont vraiment sommaires ! Les 45 minutes de vol  nous permettent de voir les montagnes enneigées, malheureusement nous ne sommes pas du bon côté ! Et nous revoici à La Paz, mais donc cette fois-ci par air : c’est l’aéroport le plus haut du monde, avec une portance de l’air bien moindre, donc il a fallu construire des pistes de plusieurs kilomètres pour accueillir les gros porteurs ! A La Paz, nous décidons de nous gâter un peu plus  coté  hôtel, c’est le syndrome de fin de séjour, quand je ne supporte plus les matelas inconfortables  et  les douches tiédasses !!Nous  choisissons  l’Inca Hôtel,( 3  étoiles boliviennes)  toujours dans la rue Ilampu et à côté de Sagarnada, dans  la vieille ville touristique. Il y a même un petit chauffage dans les chambres, le luxe, pour seulement 240 bolivianos ( 28 euros) même si c’est pour le moment l’hôtel le plus cher de notre périple !! Après un repas à El Lobo, nous passerons l’après-midi à flâner à nouveau dans les rues, acheter quelques bricoles…Et le soir, repas…au Pot Colonial, encore !!

Mardi 10 Aout : Lever matinal, nous quittons l’hôtel à 7 heures, et rejoignons l’aéroport pour quitter définitivement la Bolivie. Nous savons que nous allons, hélas, retrouver les prix péruviens mais  finir notre voyage par des sites extraordinaires : la Vallée  sacrée et le Machupicchu…Mais nous profitons lors du survol de paysages toujours magnifiques…en particulier, nous survolons pendant 20 mn le lac Titicaca , ce qui nous permet d’en saisir l’immensité  depuis le ciel, et d’en admirer les îles …. Arrivés à Cusco, nous choisissons l’hôtel  Piccola locanda, , situé dans un quartier pittoresque de vieilles ruelles et d’escaliers. Tout de suite, nous tombons sous le charme de Cusco, ville animée, touristique, à l’architecture magnifique .La » plaza de armas «  locale ( c’est le nom de toutes les places !)  est très imposante et harmonieuse, avec un petit parc au milieu, des maisons coloniales aux balcons de bois  très ouvragés tout autour, et les deux magnifiques églises qui en font partie. L’hôtel est cher ( 156 soles, soit presque 50 euros !!) mais à midi nous aurons la surprise de déjeuner dans un petit restaurant coquet  pour 10 soles le menu :  soupe de quinoa, truite à l’ail et salade de fruits ! A 13 h, nous prenons un taxi (50 soles) pour aller visiter les quatre sites archéologiques incas qui sont aux portes de Cusco. Nous devons pour cela prendre le boleto touristique de 16 sites, ne comprenant évidemment ni les plus beaux édifices de Cusco ni le MachuPicchu, pour 260 soles.. Nous voyons le bain de l’Inca, les vestiges d’une forteresse militaire défendant une vallée, le temple du Puma, et le site le plus important et impressionnant est celui de Sacsahuman, avec ses murs cyclopéens  de pierres jointives. Il fait beau et la balade est agréable.
Au retour, nous avons le temps de visiter l’église de la Compagnia, fondée par les Jésuites bien sur, très belle, et surtout  la cathédrale. C’est en fait un ensemble de trois églises attenantes, et sans conteste les plus belles que nous ayions jamais vues ; c’est une merveille, je n’ai pas de mots pour décrire cette débauche d’or et d’argent , les retables étincelants, les innombrables statues  de porcelaine entièrement habillées d’effets somptueux, les peintures, plus de 800 , dans le style religieux- naïf dit … style de Cusco  qui tapissent les murs, les voutes, les coupoles… c’est l’église de La Merced, à Sucre, puissance 10 : je suis subjuguée !!!
Nous ressortons manger, l’ambiance est plaisante, plein de petits restaus, de bars animés…Sur une des cartes affichées, je suis attirée par une fondue au fromage …Quand nous sommes installés à l’étage, près , ô merveille, d’une  cheminée avec un feu de bois, nous apprenons qu’il n’y a pas de fromage…Tout en triant mes photos, nous ferons  néanmoins un bon repas près du feu ,  céviche pour moi et steak de lama pour Jean-Claude, accompagnés d’une délicieuse sangria.

Mercredi 11 Aout : lever vers 7 heures il y a la wifi au restaurant de l’hôtel , j’ai donc  l’agréable surprise au petit-déjeuner  de parler avec Charlotte, Antoine, Clément et Justine qui sont tous au même moment connectés sur Facebook. ( Amélie m’avait prévenu qu’elle rentrait volontairement dans une phase de sevrage !!!). Nous retrouvons à 8h Freddy, notre chauffeur d’hier, avec lequel nous nous sommes entendus pour qu’il nous amène aujourd’hui visiter le site archéologique inca  de Pisac puis rejoindre Ollantaytambo. Nous sommes à Pisac  relativement tôt, ce qui nous permet de jouir des lieux deux heures  en toute quiétude, avant la horde des cars de tourisme, et sous un grand ciel bleu…Les vestiges sont très importants et s’étendent  sur  des dizaines d’hectares dominant la vallée  .Le panorama est saisissant, avec des centaines de terrasses incas domestiquant la montagne ….c’est à la fois grandiose et paisible. Nous aurons le temps de faire un petit tour, hélas trop bref, au marché touristique du village de Pisac avant de rejoindre Ollantaytambo, à une heure et demie de route environ. C’est de là que  nous allons prendre le train vers Aguas caliente, point de départ de l’excursion au Machu Picchu. . Le fait est que cette excursion mythique se mérite, tant en temps passé qu’en côut, et le Routard  pousse d’ailleurs un gros coup de gueule contre les tarifs prohibitifs, et l’exploitation maximale des touristes !! Concrètement, comme le site est à 120 kilomètres de Cusco, il faut se rendre à Ollantaytambo par la route ou le train, et ensuite payer le prix fort ca rPeruRail a le monopole de la ligne jusqu’à Aguas Caliente ( presque 2 heures). Il y a plusieurs types de train, aux tarifs plus ou moins comparables, nous avons payé pour le nôtre 108 dollars par personne pour l’aller-retour. En arrivant à Aguas caliente, nous retrouvons…Ko Phi Phi !!!!!!!! La même rue centrale bétonnée, exclusivement piétonne bien sur, bordée de centaines de boutiques d’artisanat, de bars et restaurants ,( totalement décriés par les guides qui expliquent que, les gens ne restant qu’une nuit, la qualité est en dessous de tout.), et même de salons de massage !! Nous trouvons un hôtel correct, pour 60 soles, et Jean-Claude part immédiatement acheter les billets de bus (14 dollars /personne) et les entrées sur le site (126 soles/personne) ….Nous aurions pu économiser le bus en montant à pied dans la nuit, environ 1 h 30 de montée sévère, beaucoup de gens le font  mais ma bronchite n’est pas guérie et je préfère économiser mes forces  pour monter, j’espère, au Wayna Picchu…Le WaynaPicchu, c’est la montagne qui domine le Machu Picchu ; elle est si escarpée qu’il semble impossible d’y monter ! En fait, c’est faisable et de là-haut les vues sont encore plus extraordinaires,   mais seules les 400 premières personnes présentes  chaque jour  sur le site recevront le précieux tampon qui leur permettra d’en faire l’ascension.
Qu’on monte à pied ou qu’on veuille prendre les premiers bus  qui partent à 5h 30, la concurrence est rude !!Virginie nous l’avait dit et on nous le confirme à l’hôtel : pour tenter d’être dans les tout-premiers bus, il faut faire la queue dès 3 heures du matin !!!
Jean-Claude va ensuite faire un tour aux thermes, il y a plusieurs petites piscines à l’extérieur , dont certaines sont vraiment chaudes…Il fait doux à l’extérieur, rien à voir avec la source chaude du Sud-Lipez !!!
Paradoxalement, c’est dans cette ville où le Routard conseille carrément de manger végétarien pour ne pas risquer d’intoxication, qu’il indique aussi «  le meilleur restaurant du Pérou », avec un chef français talentueux et inventif . Nous avons réservé en arrivant, nous n’étions pas les seuls bien sur, car il y a pas mal de Français ici comme en Bolivie. Le soir, nous faisons donc un très  bon repas, pour environ 30 euros quand même, une folie !!!

Jeudi 12 Aout : Nous avons mis le réveil et je suis motivée ! A 2 h 45, je saute donc du lit ( une fois n’est pas coutume !), à 3 h nous quittons l’hôtel et à 3 h 05 nous arrivons à la station des bus, où quelques personnes attendent déjà. Nous sommes respectivement les 16ème et 17ème , et avons donc la chance  de pouvoir nous asseoir sur un petit muret. Très vite, la file d’attente augmente…A 5h 30, il y aura plusieurs centaines de personnes piétinant debout, mais dans le calme. L’attente est longue, d’autant que mes écouteurs semblent avoir rendu l’âme, et que rien n’est gagné : nous voyons sans cesse des groupes  passant avec leurs frontales pour monter à pied, et nous demandons toujours si nous serons dans les 400 premiers ! Mais nous sommes dans le premier bus ! Il y a 8 km de montée jusqu’au site, et en arrivant, il ya  effectivement 200 personnes environ qui font déjà la queue. Comme l’indiquait le guide, il faut bien repérer le système : dans la file même  passe discrètement  un employé qui  tamponne du précieux sésame  les 400 premiers et demande si on veut monter à 7 h ou à 10 h …Ca y est, nous avons notre tampon Wayna Picchu, je suis très contente !!!!
Lorsque nous pénétrons sur le site même et que d’un seul coup apparaît à nos yeux  le fameux paysage  du Machu Picchu, c’est indescriptible…La vue est magnifique, nous ne nous attendions pas  à un ensemble si grandiose et si bien conservé…Le soleil n’est pas encore levé et un halo de brume ceinture la base du Wayna Picchu…Nous montons au point le plus haut pour attendre le lever du soleil, puis nous déambulons 4 heures parmi les ruines, émerveillés et remplis d’émotion…C’est un site magique !!! A 10 h, nous rejoignons  le point de contrôle pour l’ascension au Wayna, nous entendons 2 jeunes Français  se lamenter car , arrivés dans les premiers mais n’ayant pas compris le fonctionnement, ils n’ont pas eu leur tampon…Nous discutons aussi avec d’autres Français qui sont montés à pied et ont découvert une nouvelle règle, instaurée sans doute dans un but financier pour contrer la désaffection des bus…et la perte des 8 dollars : depuis un mois, les marcheurs sont bloqués en bas à un pont, que l’on n’ouvre qu’à 5 h ! Du coup,  seuls les meilleurs arrivent à couvrir les 8 Km et 1000 m de dénivelé avant l’arrivée des bus … Super stress , disent les jeunes, quand on s’arrête pour souffler et que 30 personnes vous dépassent !!!
L’ascension du Wayna Picchu en elle –même( toute en escaliers à hautes  marches)  est ardue, mais finalement assez brève donc grâce à mes petites randos dans Mafate, je ne démérite pas !!! La vue du sommet , où se trouvent aussi des vestiges, est époustouflante, on est à la jonction de deux vallées …Lorsque nous validons notre sortie au poste de passage pour le Wayna Picchu ( par sécurité, ons’ inscrit à l’entrée et à la sortie), le responsable nous demande nos passeports, et comme nous l’avait dit Virginie, oppose deux beaux tampons  Machu Picchu et Wayna Picchu sur la page  où sont nos tampons d’entrée au Pérou. Pas sur que ce soit très légal, mais ça en jette !!! Nous sommes très fiers !!
Vers midi, après avoir passé 6 heures sur le site, et après quelques derniers regards nostalgiques, nous redescendons en bus puis regagnons en train  Ollaytaytambo, où nous avons réservé un hôtel.

Vendredi 13 Aout : Jean-Claude se lève tôt et va visiter les ruines d’Ollantaytambo, puis à 9 heures nous retrouvons Freddy qui va nous amener aujourd’hui visiter les derniers sites de la vallée sacrée. Nous ne le réalisons pas encore, puisque jusqu’au bout nous aurons vu de très belles choses mais c’est aujourd’hui le dernier jour !!Nous commençons par voir le magnifique site de Las Salinas. Utilisant des sources d’eau très salée,  il y a à flanc de vallée  plus de 4000 bassins de salines dont la blancheur étincelle au soleil, et dont les plus anciennes étaient en service avant l’arrivée des Incas. Il y a peu de touristes  et nous avons plaisir à déambuler un bon moment dans ce paysage. Puis nous rejoignons Moray, à quelques kilomètres de là, où subsistent les vestiges  de terrasses circulaires qui utilisent des cavités naturelles. Nous allons ensuite manger à Chinchero ( ma dernière truite !!) et avons un petit coup de cœur pour ce village paisible, au cœur d’une vallée fertile. Ses maisons de terre ocre , ses rues pavées et son église coloniale blanche, construite juste à côté de vestiges incas,  forment  sur fond de collines un tableau des plus charmants. L’église est d’ailleurs magnifique, avec là aussi ses retables dorés  et surchargés, et son  plafond  entièrement peint ! Malheureusement l’humidité fait son œuvre, quel dommage ! A l’extérieur, sur la place de type espagnol, des paysannes vendent les produits de leur artisanat, j’achète à l’une d’entre elles une tapisserie originale qui reproduit tout son travail et ses outils en miniature…
Nous sommes à Cusco vers 4 h 30, et , j’en avais envie, descendons  refaire la visite du magnifique ensemble de la cathédrale. Cette fois-ci, nous avons droit à l’audio guide  en français, et c’est un plus ! Nous en prenons à nouveau plein les yeux …Cusco est une ville superbe et très agréable, et nous n’avons pas tout visité ! Le soir , nous nous offrons la fameuse  fondue au fromage ET un céviche, bien arrosés de sangria, tout en écoutant un groupe andin local en live…

Samedi 14 Aout : Freddy nous emmène à l’aéroport à 7 heures, et nous nous envolons ! Ce sera le premier de nos quatre vols : Cusco-Lima, Lima-Caracas ( dont nous repartirons avec plus d’une heure de retard suite à un contrôle anti-narcotiques, fouille au corps de tous les passagers et inspection de tous les bagages à main, dans le couloir d’embarquement même !) puis Lima-Madrid. A Madrid, nous apprenons que tous les bagages en transfert sont restés à Lima !! Ce n’est pas grave, nous, nous sommes là !! Après les formalités, jean-Claude a juste le temps d’attraper son Madrid-paris tandis que je rentre sur Marseille …
Fin de ce beau voyage….And now, which will be the next one ??????????????

Escale à Madrid .

July20

Australia : April 2010

April24
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